Honoris Causa - Elizabeth JELIN

Elizabeth JELIN

Elizabeth Jelin est professeur de sociologie.

Licenciée de sociologie à l’Université de Buenos Aires en 1962, elle quitte l’Argentine pour les Etats-Unis où elle obtient son doctorat à l’Université du Texas à Austin.

Elle enseigne par la suite la sociologie à New York, à la fin des années 1960, au moment où se produisent les manifestations contre la guerre du Vietnam et le mouvement féministe. Ce moment de grande effervescence intellectuelle et politique a une forte influence sur sa vie universitaire.

Au Brésil, au début des années 1970, elle mène des recherches sur le travail des femmes à Salvador de Bahia. Elle s’intéresse également aux questions d’organisation du travail et au syndicalisme.

De retour en Argentine en 1973, avec de brèves interruptions, elle reste dans le pays pendant la dictature militaire de 1976 à 1983. Un an avant le coup d’Etat militaire de 1975, Elizabeth Jelin forme avec un groupe d’universitaires et d’intellectuels un centre de recherche indépendant et pluridisciplinaire, à but non lucratif, CE DES (Centro de Estudios de Estado y Sociedad), qui leur a permis de maintenir un espace de débat critique pendant la dictature.

Après la transition post-dictatoriale, Elizabeth Jelin rejoint le Conseil national de la recherche scientifique et technique et s’investit dans la recherche sur les mouvements sociaux et la formation de jeunes chercheurs. Responsable de nombreux projets de recherche en Argentine et dans le monde, elle travaille depuis le milieu des années quatre-vingt-dix au sein de l’Institut de développement économique et social (IDES ) qu’elle dirige de 2011 à 2013.

Elle a été membre du conseil d’administration de l’Institut de recherche pour le développement social des Nations Unies (UNRIS D), membre de la Commission mondiale de la culture et du développement des Nations Unies (UNESCO ) et actuellement membre du conseil académique Wissenschaftskolleg Berlin.

Ses sujets de recherche, de publications et d’enseignement sont principalement la citoyenneté et les droits de l’homme, la répression politique dans le Cône Sud, les mouvements sociaux et la mémoire.

 

Mis à jour le 18 février 2015